FAQ

Le ROSE, acronyme de « Réseau d’observation statistique de l’énergie et des GES », est l’observatoire énergie-climat de référence en Île-de-France, il s’agit d’une structure partenariale co-pilotée par la DRIEAT, la Région Île-de-France, l’ADEME Île-de-France, la Métropole du Grand Paris, Airparif et L’Institut Paris Region.

L’objectif du ROSE est de rassembler, consolider, traiter et diffuser les informations, les données et les scénarios relatifs à la consommation et à la production d’énergie, ainsi qu’aux émissions de gaz à effet de serre associées. Il traduit la volonté de doter la région Île-de-France d’un instrument spécifique de connaissance, d’appui et de suivi des actions menées en matière de maitrise de l’énergie, de développement des énergies renouvelables et de lutte contre le changement climatique.

Les données du ROSE constituent, pour les champs et les années qu’elles couvrent, les données régionales de référence.

Les Observatoires régionaux de l’énergie et du climat (OREC), sont des espaces partenariaux le plus souvent mis en place par les institutions régionales (Région, ADEME, DRIEAT/DREAL) pour appuyer les collectivités territoriales dans leurs politiques publiques de transition écologique. Toutes les régions, ou presque, disposent d’un Observatoire régional de l’énergie et du climat.

Rassemblant les experts régionaux de la donnée territoriale sur l’énergie et le climat, ils ont pour mission de capitaliser la donnée environnementale afin de partager une vision du territoire et de ses enjeux avec les usagers de cette donnée. Ils agrègent, capitalisent et analysent la donnée existante en lien avec leurs comités de partenaires. Enfin, ils produisent des informations sous forme d’indicateurs, de tableaux de bord et d’outils dynamiques de visualisation de données. 

En France, le Réseau des agences régionales de l’énergie et de l’environnement (RARE) coordonne les Agences régionales de l’énergie et de l’environnement, souvent animatrices des observatoires régionaux (comme en Île-de-France avec l’AREC Île-de-France).

Le ROSE a pour mission de mettre à disposition les données de référence énergie-GES en Île-de-France : productions d’énergie, dont l’inventaire est produit par l’AREC Île-de-France, consommations d’énergie et émissions de gaz à effet de serre, dont les inventaires sont produits par Airparif. Il a également pour missions de réaliser des analyses pour les interpréter

Les éléments mis à disposition par le ROSE alimentent le diagnostic des plans, notamment les PCAET et le suivi des politiques énergétiques et climatiques, et ceci à toutes les échelles territoriales franciliennes (commune, intercommunalité, métropole, département, région). 

Le ROSE informe, vulgarise et sensibilise le public et les acteurs régionaux à travers ses différentes publications et outils. 

Dans ce cadre, le ROSE dispose d’un tableau de bord énergie-climat à l’échelle régionale et métropolitaine, ainsi que de la plateforme Energif mettant à disposition ses données à l’échelle communale. 

Le ROSE est une structure partenariale co-pilotée par la DRIEAT, la Région Île-de-France, l’ADEME Île-de-France, la Métropole du Grand Paris, Airparif et L’Institut Paris Region.
Le réseau est structuré autour de 3 instances : 
•    Le comité de pilotage assure la « gouvernance » du réseau. Les membres sont la DRIEAT, la Région Île-de-France, l’ADEME Île-de-France, et la Métropole du Grand Paris ainsi que l’Institut Paris Region et Airparif ces derniers assurent la production des données livrées au ROSE : l’AREC (département énergie-climat de l’Institut Paris Region) pour les inventaires de productions d’énergie et Airparif pour les inventaires de consommations d’énergie et d’émissions de gaz à effet de serre. L’AREC a également en charge l’animation du réseau.
•    Le comité technique propose les orientations de l’observatoire au comité de pilotage et suit les travaux techniques du réseau (groupes de travail, méthodologies, livrables…). Il rassemble des représentants techniques de la « gouvernance », ainsi que les partenaires du ROSE décidant de s’impliquer dans le comité technique.  
•    Le comité des membres rassemble l’ensemble des partenaires membres du ROSE.  

Les deux producteurs de données du ROSE (AREC Île-de-France et Airparif) sont membres de fédérations nationales.

Le Réseau des agences régionales de l’énergie et de l’environnement (RARE) est une association, de loi 1901 à but non lucratif, qui fédère les agences et observatoires régionaux de l’énergie et de l’environnement, ainsi que toute structure avec des missions d’intérêt général dans le domaine du développement durable à l’échelle des régions, en France métropolitaine et de l’Outre-mer.  

Depuis 1996, le RARE regroupe et accompagne les agences et observatoires régionaux de l’énergie et de l’environnement dans leurs missions auprès des territoires. 

La fédération Atmo France, représente et organise au niveau national la mise en commun et l’expertise des Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (AASQA) en régions. Depuis 2000, Atmo France poursuit un objectif d’intérêt général : contribuer, aux côtés des autres acteurs nationaux, à doter la France d’un dispositif qui assure tant la surveillance de la qualité de l’air que l’évaluation des actions et des politiques publiques visant à l’améliorer.

Ces deux fédérations représentent le réseau et ses intérêts au niveau national.

Le ROSE rassemble, traite et diffuse des données franciliennes relatives aux : 
• Productions d’énergie (données de l’AREC Île-de-France), 
• Consommations finales d’énergie (données d’Airparif), 
• Émissions de gaz à effet de serre, directes et scope 1+2 (données d’Airparif). 

Ces données sont suivies par année à différentes échelles (communale, intercommunale, départementale, métropolitaine et régionale), selon les différents secteurs d’activité ainsi que les différents sources et vecteurs d’énergie.

Les méthodologies de calcul sont adaptées à chaque secteur et énergie des inventaires de production d’énergie, de consommation d’énergie et d’émissions de GES. L’inventaire de consommation d’énergie et d’émissions de GES est réalisé par Airparif, selon la méthodologie formalisée, et publiée, dans le cadre des travaux du Pôle de Coordination des Inventaires Territoriaux (PCIT), menés par les Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA) dont Airparif), le CITEPA et l’INERIS et validés par le ministère en charge de l’environnement.

Les méthodologies détaillées pour les inventaires sont à retrouver ici et ici. Des éléments sur le périmètre (géographique, temporel, sectoriel, énergétique, etc.) de ces inventaires sont aussi indiqués dans les questions afférentes de cette FAQ.

Les données d’inventaires de l’AREC et d’Airparif, mises à disposition via le ROSE, sont les données de référence dans le cadre des PCAET.

Les consommations énergétiques présentées sont des consommations d’énergie finale.
C’est-à-dire qu’il s’agit de l’énergie directement consommée par l’utilisateur final à son point d’utilisation, après extraction, transformation et transport.  

L’inventaire des consommations d’énergie d’Airparif porte sur les secteurs d’activités suivants : résidentiel, tertiaire, industrie, chantiers, transports routiers, agriculture. Les sources d’énergie prises en compte sont le fioul, le GPL, le gaz naturel, le bois, le chauffage urbain et l’électricité.

L’inventaire des émissions de GES présente des émissions scope 1, c’est-à-dire directement émises sur le territoire concerné, et celles scope 1+2, soit les émissions directes hors production d’énergie et celles dues à la consommation d’énergie sur le territoire concerné (cf. la question de cette FAQ définissant ces « scopes »). Il comprend les émissions de différents gaz à effet de serre (dioxyde de carbone CO2, méthane CH4, protoxyde d’azote N2O et gaz à effet de serre fluorés), qui sont agrégées en équivalent CO2 selon leurs potentiels de réchauffement global (PRG) à 100 ans. Ces émissions ne sont pas uniquement dues à des consommations d’énergie, par exemple les émissions de méthane des décharges, mais elles proviennent essentiellement de la combustion d’énergie fossile. Sauf lorsque c’est explicitement mentionné, les puits de carbone ne sont pas inclus dans les données fournies via le ROSE (ni les autres flux dus à l’utilisation des terres, aux changements d’affectation des terres et à la foresterie – UTCATF).

Ces émissions couvrent les secteurs suivants : résidentiel, tertiaire, industrie, chantiers, et traitement des déchets, production d’énergie, agriculture, transports routiers, transports ferroviaire et fluvial ainsi que plateformes aéroportuaires. Ces périmètres de comptabilisation sont indiqués au sein de la note méthodologique d’Airparif.

Les secteurs considérés pour les consommations d’énergie et les émissions de GES diffèrent : les consommations d’énergie du secteur du traitement des déchets sont intégrées à celles des secteurs tertiaire et industriel, celles de la branche énergie sont exclues car il ne s’agit pas de consommation d’énergie finale, et celles des autres transports ne sont pas à ce stade déclinables à l’échelle de la commune ou de l’EPCI (les données de consommation du transport ferroviaire sont diffusées à l’échelle régionale).
La contribution de ces transports au bilan des consommations d’énergie est cependant faible. De plus les leviers d’action pour les réduire sont très limités à l’échelle locale. 

L’inventaire des productions d’énergie de l’AREC offre une vision globale pour les quatre types d’énergies produites : chaleur, fraîcheur, électricité, gaz. Il comprend l’ensemble des filières productrices d’énergie en Île-de-France : des filières EnR&R jusqu’aux filières fossiles (à l’exception de l’extraction de pétrole). 

Selon la disponibilité de la donnée, les données sont soit en énergie brute (sortie d’installation de production) ou en énergie nette (injection sur réseaux). Ces périmètres de comptabilisation sont indiqués au sein de la note méthodologique de l’AREC.

Les productions d’énergie s’appuient sur une méthodologie volontariste développée dans le cadre des travaux d’homogénéisation et de convergence du RARE. Cette méthodologie s’appuie sur la volonté de mettre à disposition trois indicateurs pour chaque filière productrice d’énergie (selon la disponibilité de la donnée) : production d’énergie (en MWh), nombre d’installations et puissance installée (en MW). 

Cependant, à l’inverse des consommations d’énergie et des émissions de gaz à effet de serre, aucun cadre réglementaire ne légifère les données à livrer dans le cadre des inventaires de production d’énergie.

Le périmètre des données du ROSE est celui de la région Île-de-France, ces données sont disponibles aux échelles communale, intercommunale, métropolitaine, départementale et régionale.
Dans le cas où votre intercommunalité chevauche deux régions, vous devez vous rapprocher également de l'observatoire de l'autre région concernée pour obtenir les données correspondantes. En Île-de-France, ce cas se présente singulièrement pour la communauté de communes du Pays Houdanais, s’étendant sur les régions Centre-Val de Loire et Île-de-France.

Les inventaires du ROSE fournissent des données pour une année entière : il s’agit de productions d’énergie par an, de consommations d’énergie par an et d’émissions de GES par an.

Pour les inventaires de consommation d’énergie et d’émission de GES, les années couvertes par l’inventaire sont : 2005, 2010, 2015, 2019 et 2022 puis tous les deux ans. Ces années sont sélectionnées selon les données disponibles, les capacités de calcul, leur représentativité vis-à-vis de leur période et leur pertinence au regard des plans règlementaires. La première année est 2005, servant de base pour des objectifs d’évolution de différents plans (SRCAE par exemple), les suivantes se succèdent tous les 5 ans, hormis 2019 qui a été retenue au lieu de 2020, année très spécifique, compte tenu des restrictions d’activité liées à la pandémie de COVID-19. À partir de l’inventaire de l’année 2022, les inventaires produits tous les deux ans sont intégrés dans l’historique et mis à jour à chaque nouvelle version d’inventaire.

Pour les inventaires de productions d’énergie, toutes les années depuis 2017 sont couvertes. Ces années sont sélectionnées selon les données disponibles et les capacités de calcul. Il n’est pas à exclure qu’un travail sur des années antérieures puissent être réalisé à l’avenir.

Entre deux années consécutives, les données de consommations, d’émissions ou de productions ne changent pas drastiquement (hormis évènements conjoncturels majeurs). De ce fait, les données du ROSE servent toujours de référence et permettent de s’appuyer sur un inventaire robuste, fiable et homogène entre les régions.
Pour savoir pourquoi la dernière année couverte n’est pas plus récente, veuillez-vous référer à la question « Pourquoi les derniers inventaires publiés ne portent pas sur l’année dernière ou celle en cours ? » plus haut dans cette FAQ.

Une part des consommations annuelles varie fortement avec les conditions météorologiques, notamment plus l’hiver est froid, plus les consommations d’énergie pour le chauffage sont élevées.

L’inventaire d’Airparif livre deux types de données de consommation d’énergie finale, l’une dite « à climat réel » et l’autre « à climat normal ». La première – à climat réel – présente une modélisation réelle des consommations. Quant à la seconde – à climat normal –, des corrections liées à la rigueur climatique y ont été appliquées pour permettre d’analyser les évolutions des consommations en faisant abstraction des variabilités climatiques (par exemple, l’hiver en 2010 fut rigoureux tandis que celui en 2022 fut plutôt doux). Les consommations d’énergie à climat normal sont exprimées en prenant en compte les mêmes conditions météorologiques pour chaque année inventoriée. Le « climat normal » considéré est le climat moyen en Île-de-France sur 30 ans, entre 1991 et 2020. Ainsi pour une année donnée, la consommation d’énergie à climat normal, ou dite corrigées des variations climatiques, est la quantité d’énergie qui aurait été consommée durant cette année si sa rigueur climatique avait été égale à la rigueur moyenne sur la période de référence 1991-2020. Ces calculs permettent d’interpréter les évolutions interannuelles de consommations d’énergie au regard des objectifs des politiques territoriales de transition écologique (PCAET, SRCAE, etc.) en s’affranchissant des ajustements à la rigueur du climat, et en se concentrant sur l’impact d’autres facteurs (efficacité et transition énergétique, évolution de l’activité, etc.).

Les émissions de gaz à effet de serre sont en revanche présentées uniquement à climat réel, puisque ces émissions ont un impact direct sur le climat et la réglementation demande aux territoires de fournir ces bilans à climat réel.

Les scopes 1, 2 et 3 classent les émissions de gaz à effet de serre selon leur nature : 

  • Scope 1 (directes) : émissions produites directement sur site par les activités ou l’organisation (ex. chaudière au gaz, véhicules de l’entreprise, fuites de fluides frigorigènes). 
  • Scope 2 (indirectes liées à l’énergie consommée) : émissions liées à la production de l’électricité, de chaleur  ou de fraîcheur consommés sur le territoire et produit en dehors du territoire. 
  • Scope 3 (autres indirectes) : toutes les autres émissions en amont et en aval de la chaîne de valeur (ex. achats de biens/services, transport, déplacements, déchets, usage et fin de vie des produits, investissements). 

Dans le cadre d’un inventaire territorial, on définit aussi les émissions de GES “scope 1+2”, qui comprennent les émissions de GES directes du territoire hors production locale d’énergie, et celles dues à l’électricité et à la chaleur consommées sur le territoire. Ces émissions de GES scope 1+2 correspondent ainsi à la somme des émissions de GES scope 1 et scope 2, à laquelle on retranche les émissions scope 1 liées à la production d’électricité, de chaleur et de fraîcheur sur le territoire pour éviter tout double compte.  

L’inventaire d’Airparif sur les émissions de gaz à effet de serre présente un inventaire pour le scope 1 et un inventaire pour les scopes 1+2 (réglementaire).

Les chiffres du ROSE constituent la référence en Île-de-France pour tous les sujets énergie-climat & gaz à effet de serre. Ils font l’objet d’un travail de validation et de consolidation, par les producteurs de données du ROSE (Airparif et AREC Île-de-France), des données mises à disposition via les open data ou des conventions spécifiques. À l’inverse d’autres données disponibles, l’inventaire produit est un inventaire tous secteurs, toutes énergies et filières confondues. De plus, plusieurs de ces données sont utilisées pour construire les inventaires du ROSE et sont consolidées.

Les données produites au sein du ROSE constituent les éléments de référence pour les documents de planification de la transition énergétique (Plan Climat-Air-Energie Territorial – PCAET ; Schéma Régional Climat-Air-Energie (SRCAE) compatible avec le suivi territorial des orientations nationales (Stratégie Nationale Bas-Carbone – SNBC). Ces données sont calibrées pour correspondre aux attendus des diagnostics des PCAET.

Elles sont donc cruciales pour alimenter les diagnostics, les trajectoires et le suivi des politiques air-énergie-climat.

Ainsi, ces données, avec l’appui du ROSE, ont été mobilisées notamment pour le SRCAE d’Île-de-France, pour le PCAEM de la Métropole-du-Grand-Paris et pour les différents PCAET des intercommunalités franciliennes. Les données produites au sein du ROSE jouent un rôle central pour la planification régionale et territoriale de la transition énergétique en Île-de-France.

Les inventaires de production d’énergie sortent à un rythme annuel et comportent les données de l’année N-2. 

Les inventaires de consommations d’énergie et d’émissions de gaz à effet de serre sont publiés tous les deux ans ; ils portent non seulement sur l’année N-2.

Les deux inventaires comportent aussi une mise à jour de l’historique (selon des années de référence) en cas de mise à jour de la méthodologie ou des données d’entrée, afin que les tendances ne soient pas entachées par des biais méthodologiques. Il est donc important de toujours considérer la dernière version des données parues et de ne pas utiliser d’anciennes données livrées ou téléchargées.

La réalisation des inventaires d’Airparif et de l’AREC Île-de-France, à la fois multi-sectoriels et multi-énergies, représente un important travail de collecte, de traitement et de validation de données. Les données d’entrée sont consolidées à partir de multiples sources (enquêtes et déclarations, base de données des énergéticiens, recensement de la population, données sectorielles etc.), les délais de mise à disposition de ces données d’entrée sont variables et certaines données de l’année N ne sont disponibles qu’à partir de N+15 mois. Des travaux de vérification et de complétion des données d’entrée sont nécessaires pour assurer la fiabilité des inventaires. En outre, des évolutions méthodologiques permettant d’améliorer la robustesse et le niveau de détail des données finales sont régulièrement apportées.

La mise à jour des données d’entrée et des méthodologies entraînent aussi à chaque inventaire non seulement un calcul d’une année plus récente, mais aussi de tout l’historique (pour des soucis de comparabilité des années entre elles).  Il est donc important de toujours considérer la dernière version des données parues et de ne pas utiliser d’anciennes données livrées ou téléchargées.

Entre deux années consécutives, les données de consommations, d’émissions ou de productions ne changent pas drastiquement (hormis évènements conjoncturels). De ce fait, les données du ROSE servent toujours de référence et permettent de s’appuyer sur un inventaire robuste, fiable et homogène entre les régions.

Des comparaisons des émissions de territoires de différentes régions sont possibles du fait de l’homogénéisation des périmètres et méthodologies d’inventaires des consommations d’énergie, émissions de GES et productions d’énergie. Cependant, nous rendons le lecteur attentif aux différences de structures économiques, démographiques et géographiques entre les régions, et notamment entre l’Île-de-France et les autres régions. De même, les parcs de productions d’énergie différent grandement d’une région à l’autre (par exemple : la région Île-de-France ne possède pas de centrales nucléaires ou de grands barrages hydroélectriques à fonction de stockage, mais possède des centrales thermiques à vocation de gestion de la pointe de puissance), ce qui rend la comparaison complexe. Au sein du ROSE, lorsqu’une comparaison est nécessaire ou éclairante, le choix a été fait de comparer la région capitale aux chiffres nationaux.

Les indicateurs « par habitant » ou « par emploi » servent à observer l’intensité énergétique ou carbone des activités et mode de vie sur le territoire.

Ces indicateurs mettent en regard les évolutions des productions, consommations, émissions avec l’évolution du nombre d’habitant ou d’emploi, afin d’aider à l’interprétation des tendances.

Les émissions de polluants atmosphériques sont produites par Airparif hors cadre du ROSE, selon les mêmes méthodologies que les consommations d’énergie et les émissions de GES. Pour les obtenir ou pour toute question relative à ces données, veuillez contacter Airparif.

Le ROSE valorise et met à disposition ses données via différents outils.

Les tableaux de bord régional et métropolitain présentent les principaux indicateurs ressortant des inventaires produits par le ROSE pour l’Île-de-France et la Métropole du Grand Paris pour la dernière année inventoriée, via plusieurs représentations visuelles dynamiques. Ils constituent une première forme d’analyse des données produites par le ROSE et permettent aux territoires à des échelles plus fines de s’y comparer.

La Cartoviz ENERGIF permet de visualiser les données du ROSE pour chaque territoire en Île-de-France, à différentes échelles, via sa carte et ses menus déroulants. Cet outil est destiné aux collectivités territoriales qui sont engagées dans l’élaboration ou la révision d’un Plan climat air énergie territorial (PCAET), d’un Schéma de Cohérence Territorial (SCoT) ou d’un Plan local d’urbanisme (PLU). Il rassemble des données de référence sur l’énergie mises à disposition par le ROSE qui permettent de comprendre et de suivre les spécificités territoriales de la région Île-de-France, en particulier pour ce qui concerne les consommations énergétiques par secteur d’activités économiques, par énergie et par usage, la production locale d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre des inventaires d'Airparif et de l'AREC Île-de-France.

Le ROSE offre aussi diverses ressources : plaquette « Chiffres-clés », articles analysant les données produites, publications sur les enjeux énergie-climat de ses membres, sommaire des principaux plans et stratégies énergie-climat, ressources méthodologiques, etc.

Un tutoriel présente les différentes fonctionnalités de l’outil après son ouverture.

Pour une démonstration détaillée et une aide à la prise en main plus avancée, vous pouvez contacter l’AREC Île-de France.

Sur la page des tableaux de bord, un bouton de téléchargement est indiqué lorsque l’export est disponible. L’utilisateur peut aussi exporter les différents graphiques proposés.

Dans ENERGIF, l’utilisateur peut exporter les données du territoire sélectionné et de la rubrique affichée, ou les données de l’ensemble de la carte selon l’indicateur sélectionné. L’utilisateur peut aussi exporter le visuel de la carte et les graphiques.

Les données sont en open data. Leur usage public nécessite toutefois d’en citer le producteur de la donnée et l’année considérée et de respecter la licence associée à ces données (ODBl).

Pour citer les données de l’observatoire, veuillez procéder de la manière suivante : 

  • Pour les données de consommations d’énergie et d’émissions de GES : Inventaire air-climat-énergie [Année d’inventaire], Airparif ([Année de sortie d’inventaire]) 
  • Pour les données de productions d’énergie : Inventaire [Année d’inventaire] AREC Île-de-France ([Année de sortie d’inventaire]).

Si jamais vous le souhaitez, vous pouvez également ajouter « extrait le [date d’extractions/réception des données] ». 
Par exemple pour les données de consommation d’énergie ou d’émissions de GES portant uniquement sur des années entre 2005 et 2022 incluses, reçues avant 2026 : Inventaire air-climat-énergie 2022, Airparif (2025), données extraites/reçues le 13/02/2026.

La demande de partenariat s’effectue auprès de l’AREC Île-de-France ou d’Airparif, puis est soumise au Comité de Pilotage et à une participation annuelle au financement de ses travaux pour intégrer le comité des membres.

Pour vous impliquer davantage dans les travaux du réseau (pour suivre et contribuer à l’amélioration des inventaires et de leur valorisation), il est possible d’intégrer le Comité Technique. 

Sur demande, l’observatoire peut accompagner une collectivité ou un acteur local dans la compréhension des données et/ou la prise en main des outils. 

Pour un accompagnement plus avancé (étude, assistance à maîtrise d’ouvrage, etc.), vous pouvez également solliciter les producteurs de données du ROSE (Airparif et/ou AREC Île-de-France). 

Pour des questions sur l’observatoire et les données de production d’énergie, veuillez contacter l’AREC Île-de-France à l’adresse info.arec@institutparisregion.fr

Pour des questions sur les consommations d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre (mais aussi sur le volet qualité de l’air), vous pouvez consulter le site d’Airparif ou bien contacter Airparif à l’adresse appui.collectivites@airparif.fr.