Tableau de bord

 

Ce tableau de bord présente les éléments de diagnostic sur les consommations et émissions de GES en Île-de-France. Il a pour but d’offrir une vision synthétique et dynamique du bilan francilien, en reprenant les principaux chiffres-clés.

Les données territoriales complètes sont disponibles sur l’outil Energif du ROSE, via les cartographies ou les fiches bilan territoriales,  et sur demande auprès de l’AREC.

Mise à jour : juin 2024

 

Consommations énergétiques (2021)

En France métropolitaine, les consommations pour le chauffage sont étroitement liées aux températures extérieures. L’analyse des évolutions interannuelles des consommations énergétiques nécessite donc de décorréler ces évolutions de l’effet de la météorologie afin de juger des autres facteurs (paramètres socio-économiques, politiques énergétiques, mix énergétique, …). Airparif met ainsi à disposition les consommations énergétiques corrigées des variations climatiques (dites « à climat normal »), en fonction de la rigueur hivernale. L’année 2021 est caractérisée par une rigueur hivernale dite « normale », c’est-à-dire similaire à celle observée sur la période de référence (1991-2020). À noter que les hivers des années 2017 à 2020 étaient plutôt doux, limitant l’usage du chauffage.                                                                   

Avec 196 TWh d’énergie finale consommée, soit 11% du bilan national, l’Île-de-France a diminué de 17% sa consommation totale d’énergie finale depuis 2005. Cette baisse est plus ou moins marquée sur l’ensemble des secteurs, à l’exception du secteur tertiaire, pour lequel les consommations ont augmenté de 2% depuis 2005. C’est l’industrie qui présente la plus forte diminution de consommations (-30%).

Les consommations sont portées en majorité par le secteur du bâtiment (résidentiel + tertiaire), à 67%, et des transports routiers, à 21%.

La répartition énergétique par secteur d’activités montre également qu'au sein du secteur du bâtiment, l’électricité et le gaz fossile sont majoritairement utilisés à 82%.

Les produits pétroliers sont eux, majoritairement utilisés par les transports routiers. On constate une baisse générale de leur usage de 35% depuis 2005.

           

Émissions de gaz à effet de serre (2021)

À l’image des consommations d’énergie, les émissions de gaz à effet de serre scopes 1+2 ont également diminué depuis 2005 (-24%),
avec 37 400 kteqCO2 émises.

Les secteurs de l’industrie et des plateformes aéroportuaires enregistrent les plus fortes baisses (respectivement -36% et -44%).
Les secteurs du traitement des déchets et de la branche énergie présentent également une diminution d’environ un quart (respectivement -20% et -26%).

Ces émissions sont portées aux trois quarts par le secteur du bâtiment et des transports routiers, avec respectivement 47% et 31% du bilan. Malgré tout, ces secteurs présentent aussi une baisse non négligeable, notamment le secteur résidentiel (-32%) et les transports routiers (-19%).

         

Productions énergétiques (2022)

La production totale d'énergie en Île-de-France s'élève à 28 TWh ce qui couvre 14% des consommations finales totales d'énergie de la
région.

Cette production est majoritairement une production de chaleur (81%), qu'il s'agisse de chaleur en réseau ou diffuse.
Les productions d'électricité (13%), de fraîcheur (3%) et de gaz (2%) restent néanmoins non négligeables et connaissent une croissance importante, notamment grâce aux accompagnements techniques et financiers déployés ces dernières années pour les filières renouvelables
et de récupération.

La part renouvelable et de récupération tend à être majoritaire. En effet, la chaleur renouvelable et de récupération est déjà majoritaire à 74% dans le total de la chaleur francilienne produite. Même chose pour la production de gaz en Île-de-France qui est à 100% renouvelable étant donné qu'il s'agit d'injection de biométhane issu des installations de méthanisation. La production renouvelable et de récupération électrique, quant à elle, représente 43% du total de l'électricité francilienne produite, mais tend à se développer sur plusieurs filières et notamment le solaire photovoltaïque.

Ainsi, la part de la production renouvelable et de récupération en Île-de-France s'élève à 70%.

          

C’est la production de chaleur qui représente la plus forte part, qu’elle soit EnR&R (88%) ou non EnR&R (74%).

La production de chaleur EnR&R est à 55% de la chaleur diffuse et à 45%de la chaleur injectée dans les réseaux de chaleur, avec une prépondérance de la part des pompes à chaleur aérothermiques et chauffe-eau thermodynamique pour la première, et de celle des déchets non-dangereux pour la seconde. Cependant, il est à noter que si nous prenons l’ensemble du bois-énergie (bois individuel + chaufferies biomasse), cette dernière représente un tiers des productions totales d’EnR&R régionales.

À noter que l’électricité produite par l’incinération des déchets ménagers et assimilés représente 45% de la production d’électricité
renouvelable et de récupération.

Pour la partie non EnR&R, le gaz fossile est la source d’énergie la plus utilisée que ce soit pour la chaleur (92%) ou encore l’électricité (89%).

          

La production totale de chaleur livrée à un réseau de chaleur s’élève à 13,3 TWh en 2022 (dont plus de la moitié est en EnR&R (52%)).

La filière du gaz fossile représente encore 41% dans le mix énergétique des réseaux, mais tend à réduire à mesure que ces derniers se verdissent. De plus, en 2022, avec la crise de l'énergie, la filière a subit une baisse de 20% par rapport à 2021.

De nombreuses technologies, par ailleurs très peu utilisées en France, sont utilisées au sein des réseaux de chaleur franciliens : solaire thermique, pompe à chaleur sur groupe froid et aérothermique, cloacothermie ou encore valorisation de la chaleur fatale sur data center.
Au total, ces « nouvelles filières » produisent 196 GWh mais ne représentent encore qu’1% de la production régionale sur réseaux.

Enfin, la voie de l’interconnexion est également privilégiée au sein de certains réseaux. Avec 739 GWh de chaleur provenant d’un autre réseau, les réseaux franciliens s'intègrent dans une démarche responsable et écologique.

          

       Évolution

Depuis 2017, la production d’énergie francilienne a augmenté de 11%. Cette évolution est avant tout marquée par la hausse de la production d"EnR&R (+25%). À l’inverse, la production fossile, elle, a diminué de 13%.

Parmi cette hausse de la production d’EnR&R, c’est l’électricité qui a connu la plus grosse évolution depuis 2017 (+35%) grâce notamment à deux filières : le solaire photovoltaïque (x3) et l’éolien (x2.5) !
La chaleur, quant à elle, a augmenté de 21%, grâce, entre autres, aux filières des autres EnR&R (x2), pompes à chaleur aérothermiques et chauffe-eaux thermodynamiques (x1.5) ou encore géothermies (x1.5).

Enfin, citons également l’injection de biométhane qui en seulement 6 ans a décuplé sa production, passant de 68 GWh à 694 GWh.

          

 

Les membres du ROSE